TORONTOJour 2 du circuit Toronto, capitale de l’Ontario sur le lac éponyme. ville énorme, ville moderne, ville de gratte-ciels, ville rivale de New-York et en passe de devenir la plus grande ville nord-américaine. Elle annonce déjà ses dimensions au voyageur arrivant par les airs. On aperçoit sa tour CN (553 mètres) qui fut la tour d’observation la plus haute du monde récemment détrônée par le Durj Dubaï (818 mètres). Après avoir été un comptoir français (Fort Rouillé), elle prend en 1834 le nom de Toronto (Le mot Toronto signifie « l'endroit où les racines des arbres trempent dans l'eau » dans un dialecte mohawk de l'est du Canada) du nom de la rivière Toronto, rebaptisée Humbert. Elle doit sa croissance à l’industrie automobile et surtout aux usines General Motors. C’est actuellement une immense métropole cosmopolite, avec un pourcentage considérable de résidants nés hors du continent américain. Les asiatiques s’y sont implantés en grand nombre, et elle a son quartier chinois où il est inutile de parler anglais car on y trouve tout en mandarin. Les africains sont également de plus en plus nombreux. Bref, nous voici à Toronto. De grandes et larges avenues, les sirènes des ambulances et de la police, les tramways supports publicitaires, les gratte-ciels, les taxis orange, les enseignes lumineuses. L’homme veut toujours monter plus haut, et c’est ici caricatural : on va même jusqu’à rajouter des étages aux tours déjà existantes. Gratte-ciels miroirs qui se reflètent les uns dans les autres. Le passé se mire dans le moderne. Un gratte-ciel doré vitrine de la prospérité d’une banque, tours aux formes parfois étranges, les architectes rivalisant d’imagination et d’ingéniosité pour défier les lois la pesanteur. Jusqu’où ira cette folie ? Cet univers de film de science-fiction est terrifiant et fascinant à la fois. L’homme y est robotisé, élément d’engrenage infernal dans un « meilleur des mondes » à la Huxley. Et au milieu de ce béton, ce métal et ce verre, un coin de verdure. Et dans ce coin de verdure : un goéland. Banal, vous direz-vous ? Sans doute, mais comment cet oiseau marin, qui devrait se laisser flotter au gré des vagues, sur une crête d’écume a-t-il pu décider d’immigrer dans cet univers surréaliste et manger des hamburgers au ketchup ? Il n’a pas voulu me le dire…
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Mardi 01 Septembre 2009 à 22h47 dans La page d'accueilPoster un commentaire
KINGSTON FORT HENRY et LES MILLE ILES Jour 2 du circuit Nous quittons Toronto et ses gratte-ciels et longeons la rive nord du lac Ontario jusqu’à Kingston, ancienne capitale du Canada, que nous ne verrons que de loin. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Kingston_%28Ontario%29) Le fort français Frontenac, qui deviendra Kingston en 1846, fut construit en 1673 par le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis de Frontenac, avant d’être aux mains des Britanniques à la fin de la guerre de sept ans. La Grande Bretagne construisit le Fort Henry pour protéger le canal Rideau, (canalisation militaire de la rivière des Outaouais) reliant Ottawa à Kingston. C’est un endroit stratégique puisqu’on considère que le fleuve Saint-Laurent y commence, à la sortie du lac Ontario. (http://www.parks.on.ca/fort/francais/index.htm)
C’est devenu aujourd’hui un endroit très touristique. C’est à la fois un musée militaire, avec la reproduction d’un fort du XIXème siècle et un lieu d’attraction. On peut y assister à l’enrôlement de nouvelles recrues, parfois très jeunes. Par ailleurs, la vue sur Kingston et le début du fleuve Saint-Laurent y est imprenable. Nous sommes ici pour un repas original dans une ambiance presque militaire, dans le mess des officiers, pour manger un plat typiquement québécois : le pâté chinois. Selon certains, le pâté chinois aurait vu le jour à la fin du XIXème siècle, lors de la construction de la voie de chemin de fer pancanadienne. A l'époque, les ouvriers, surtout d'origine asiatique, y étaient nourris, dit-on, uniquement de bœuf haché, de pommes de terre et de maïs, denrées facilement disponibles et peu coûteuses à cette époque. Ils venaient de créer ainsi, par la force des choses, un assemblage désormais unique nommé en leur honneur. Les travailleurs canadiens-français des chemins de fers adoptèrent ce nouveau plat. Ici, le maïs avait été remplacé par des petits pois. Nous traversons Gananoque, charmante ville historique au confluent de la rivière Gananoque et du fleuve Saint-Laurent, à l’est de Kingston. L’endroit était déjà connu sous le régime français, mais ce sont les loyalistes qui obtinrent les terres et y installèrent des scieries sur le Saint-Laurent. Gananoque est la porte d’entrée des Mille Iles, archipel situé sur la frontière entre le Canada (Ontario) et les Etats-Unis (Etat de New-York), sur une longueur d’environ 80 kilomètres. Il y a en tout 1865 îles, dont les plus grandes atteignent une superficie de plus de 100 km2, tandis que d’autres, minuscules, n’abritent que les oiseaux. C’est le point de rencontre du Bouclier canadien et les monts Adirondack, et les canadiens et américains y vivent en paix. Les autochtones avaient nommé cet endroit « le jardin du Grand Esprit ». Gananoque (prononcez « gannon ock way ») est un mot indien d'origine micmac qui signifie vivier de castor. Nous y ferons une croisière très agréable, navigant d’une île à l’autre. Ici, un homme très riche et très amoureux a fait construire un château digne des contes de fée pour sa bien-aimée, là un couple a bâti sa demeure sur deux îles, l’une au Canada, l’autre aux Etats-Unis, reliées par ce qu’on pourrait appeler le plus petit pont international du monde, là encore un phare et la maison du gardien. Et puis un goéland argenté joue avec notre bateau et son sillage, et échange quelques mots avec un petit japonais. Havre de paix entre le Canada et les USA, reliés par un pont et quelques bateaux, dont certains s'appellent Caribou Cet endroit est un axe important de navigation vers Toronto, mais nous n'avons rencontré aucun navire de commerce, et nous nous demandons d'ailleurs comment ils peuvent passer dans un tel labyrinthe. Sans doute Saint Laurent les protège-t-il...
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Samedi 05 Septembre 2009 à 13h46 dans La page d'accueilPoster un commentaire
OTTAWA Jour 2 du circuit Après le gigantisme de Toronto, la magie de Niagara, le romantisme des Mille-Iles et le symbolisme de la naissance du Saint-Laurent, nous voici dans la capitale canadienne : Ottawa. C’est un coup de cœur immédiat. Nous voilà dans une ville qui a su marier l’ancien et le moderne, le passé historique de la ville se mirant dans les immeubles de verre. La situation géographique d’Ottawa est également symbolique, à la limite entre le Canada anglophone et le Québec francophone. Une politique de bilinguisme y a d’ailleurs été instaurée. Elle est située au confluent de la rivière des Outaouais, ou Ottawa River (http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol7num3/v7n3_4ro.htm) avec la rivière Gatineau et le canal Rideau. Au cours de ce voyage, nous mettrons un pied au Québec, notre hôtel se trouvant à Gatineau, reliée à Ottawa par le pont Alexandra. Ce sera l’occasion de visiter le musée canadien des civilisations, espace culturel exceptionnel. À l'intérieur des différentes salles d'expositions, on retrouve :
Les salles consacrées aux Amérindiens nous éclairent un peu sur ces peuples arrivés bien avant les européens et que nous connaissons si mal, sur leurs mœurs, leurs mythes et croyances, leurs conditions de vie. La salle du Canada, quant à elle, retrace de façon réaliste l’histoire de ce vaste pays. Nous voyageons dans le temps et l’espace et rencontrons les principaux protagonistes de la Nouvelle-France. Le musée de la poste nous apporte des images différentes et une belle collection de boîtes à lettres. Les philatélistes ont également de quoi se régaler. La sortie de ce grand musée nous réserve un des plus beaux souvenirs visuels de ce voyage. Le coucher du soleil sur Ottawa, vu depuis Gatineau, est une merveille. Jour 3 du circuit Nous découvrons Ottawa, dans un premier temps par un tour d’orientation en car qui nous fera entrevoir quelques uns des endroits emblématiques de la ville : le monument de la réconciliation, une araignée géante oeuvre d'un sculpteur moderne, un monument commémoratif de la guerre, un bâtiment moderne rebaptisé par notre guide pyramide du Louvre et arche de la Défense... Puis nous découvrons le canal Rideau et ses écluses, et surtout la colline du Parlement. Et là, nous avons le sentiment d’être… à Londres ! La relève de la garde n’a rien à envier à celle de Buckingham Palace, et la tour de la paix n’est pas sans rappeler Big Ben ! Il est vrai que ce parlement est une décision de la reine Victoria, après qu’il eût siégé alternativement à Québec et Toronto. Le lieu a été choisi du fait de son emplacement limitrophe entre le Haut-Canada anglophone et le Bas-Canada francophone. Sa construction dans la seconde moitié du XIXème siècle, fut un des chantiers les plus gigantesques de l’Amérique du Nord. C’est le siège actuel du gouvernement fédéral. Après l’incendie qui le détruira entièrement en 1916, l’édifice sera reconstruit en style néogothique dans les années 1920. Nous y rencontrerons une statue équestre d’Elizabeth II qui fut longtemps remisée pour avoir choqué le protocole car la souveraine anglaise n’y est pas représentée en amazone ! Un hommage aussi aux grands hommes qui ont fait le Canada, et aux premières féministes. Nous pourrons admirer également les écluses du canal Rideau qui relie Ottawa à Kingston. Il est classé par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité et c’est le plus vieux système de canaux toujours en activité en Amérique du Nord. Puis nous longerons le boulevard de la confédération, nom symbolique donné à un parcours qui relie les cinq artères principales de la ville, et qui relie les provinces d’Ontario et de Québec grâce aux ponts du Portage et Alexandra. Les dignitaires étrangers en visite à Ottawa empruntent ce parcours d’honneur pour se rendre du Parlement à la résidence du gouverneur général, Rideau Hall. En parcourant le trajet, on remarque la multitude de bannières et de fanions qui bordent le boulevard de la Confédération en mettant en valeur des symboles canadiens (fleurs emblématiques du Canada, drapeaux des provinces, etc.). Une visite éclair de la basilique-cathédrale Notre Dame, néogothique inspirée par traditions médiévales (hommages aux racines européennes, sans doute) Puis un tour sur le superbe marché aux légumes ... avant de rejoindre notre groupe (rendez-vous sous un mât de totem). Je ne sais pas si nous retournerons un jour à Ottawa, mais voilà un lieu où j'aurais bien aimé m'attarder. Flonigogne UHall. En parcourant le trajet, on remarque la multitude de bannières et de fanions qui bordent le boulevard de la confédération en mettant en valeur des symboles canadiens (fleurs emblématiques du Canada, drapeaux des provinces…). Une visite éclair de la basilique-cathédrale Notre Dame néogothique inspirée de la tradition médiévale (en hommage aux racines européennes sans doute), puis un tour sur le superbe marché aux légumes, et déjà nous devons rejoindre notre groupe (rendez-vous sous un mât de totem, quand même). Je ne sais pas nous retournerons un jour à Ottawa, mais voilà un endroit où j’aurais aimé m’attarder. Flonigogne. Flonigognea Tags associés : Ottawa, parlement du Canada, Canal Rideau, musee canadien des civilisations
Mardi 08 Septembre 2009 à 15h15 dans La page d'accueilPoster un commentaire
QUELS SONT LES TOPONYMES LIES AUX MEGALITHES ? De très nombreux toponymes sont dus à la présence d’anciens mégalithes aujourd’hui disparus mais la plupart d’entre eux passent inaperçus aux yeux du commun des mortels. Je vais essayer de répertorier ici la plupart de ces toponymes : Loup : Ce toponyme est très courant. On le trouve avant tout dans les deux toponymes fréquents Chante loup (ou Canteloup ou Canteleu et même Chanteloube) et La fosse aux loups. On constate que Chanteloup est tout d’abord toujours situé au sommet d’une colline et qu’ensuite il est lié à la présence d’un cromlech. On en a un bel exemple à l’entrée de Cognac où les restes d’un ancien cromlech sont encore visibles. On peut expliquer l’étymologie du nom par le mot gaulois cantos qui désigne un cercle et lou qui semble être le nom d’une pierre levée en préceltique. Canteloup signifierait donc simplement cercle de pierres. Comme toujours la racine cante incompréhensible en français est devenue chante. Au passage je me permets de proposer une étymologie aux mots dérivés d’enchanter (enchanteur, enchantement, incantation et l’espagnol incanto) liés à ce fameux « cercle magique » utilisé dans les pratiques de magie. Il faut néanmoins noter que chanteloup ne se retrouve pas lié aux cromlechs situés en plaine. Il y a quelques années un chercheur avait proposé une supposée racine cante signifiant colline. Effectivement ces toponymes sont situés en haut d’une colline mais la racine gauloise cantos s’adapte aussi parfaitement à un cromlech. Alors il y a là encore un mystère à élucider… A l’inverse les Fosses au loup sont apparemment toujours situées dans une dépression. On en a encore un exemple à Saint-Jean d’Angély ainsi qu’à Aulnay de Saintonge où effectivement il est situé dans la partie la plus basse de toute la commune. On n’y trouve jamais de mégalithes reliques et j’en conclue qu’on devait soit y trouver des mégalithes de petite taille, faciles à récupérer pour différents usages, soit qu’ils étaient effectivement placés au fond d’une fosse aujourd’hui comblée. Mais fosse signifie peut-être simplement la zone la plus basse de l’endroit ? Fosse au loup a évolué parfois en Fosse à l’eau. Cette racine lou semble une évolution logique de lu tout comme cante est devenu chante car tout mot incompréhensible a été remplacé par un mot commun compris de tous. On sait que le dieu des mégalithiques était le soleil, c'est-à-dire la lumière et on retrouve cette racine dans le lux latin et dans tous les dérivés comportant cette racine lu (lumière, lueur, luciole, allumer, élucider, illuminer etc.…). A côté de chanteloup et de fosse aux loups on trouve un autre toponyme assez commun : gratteloup. Il y a un gratteloup près de Saint-Jean d’Angély. Ce toponyme ainsi que son pendant grattemoine rappelle l’emplacement d’un menhir aujourd’hui le plus souvent disparu contre lequel les femmes en mal d’enfant venaient se frotter le bas-ventre. La croyance populaire prêtait à ces menhirs la vertu d’engrosser une femme qui simulait un accouplement avec lui. Je suppose que la célèbre expression patoise saintongeaise fi de lou serait l’héritière de cette tradition qui a sans doute perduré jusqu’au haut moyen-âge. Je précise qu’en saintongeais le loup se prononce louc, avec un c final et non pas lou. Par ailleurs on peut trouver des toponymes très divers avec cette racine lou : le chemin du loup à Echarbot (canton d’Aulnay), les grattis du loup à Rouillac, le pas du loup à Sainte-Radegonde, le clône du loup à Pont-l’Abbé d’Arnoult ainsi qu’entre Saint-Sulpice d’Arnoult et Le Gua, la casse du loup à Corme-Royal, la maison du loup à Nieul-lès-Saintes, la motte au loup à Benon, le bois du loup etc.… Moine : Ce toponyme est également le plus répandu avec loup. Son origine est claire. Il s’agit tout simplement de la transformation du mot gaulois meune désignant une pierre. Au fil du temps ce mot devenu incompréhensible a été transformé en moine. On le retrouve dans de nombreux toponymes : gratte moine (quartier de Saint-Jean d’Angély où l’on peut voir un mégalithe retaillé comportant des traces de frottement sur les bas côtés), le bois du moine, la Ville aux moines (village près de Saint-Jean d’Angély), le Breuil au moine entre Cherves et Sonnac, l’île aux moines dans le Morbihan, le bois du moine à Rouillac, les moines à Beurlay etc.… Ce toponyme a parfois évolué en aumône. Saint-Ouen les meunes aurait pu devenir Saint-Ouen les moines mais est devenu Saint-Ouen l’aumône. A Asnières, en banlieue parisienne, une fosse aux meunes (fosse aux loups) a été transformée en fossé à l’aumône. On trouve l’aumônerie à Loulay ainsi qu’à Verdille, la grande aumônerie à Saint-Georges de longue pierre, le fief de l’aumônerie à Saint-Jean d’Angély ainsi qu’à Chizé. Cette racine a donné les adjectifs menaud, menard et peut-être menu qui ont donné quelques toponymes comme le parmeneau à Saint-Georges de longue pierre (pare en patois signifie un parc) et Fond mesnard près de Crazannes, les mesnards à Salles d’Angles, le bois menus à Puyrolland. Chat : Ce toponyme est aussi assez répandu. On trouve la combe aux chats à Saint-Jean d’Angély, Paizay le chapt de l’autre côté de la forêt d’Aulnay, chat gras à Javrezac. Ce mot est l’un des très rares mots connus de la langue des mégalithiques. Cette langue monosyllabique non indo-européenne a été baptisée préceltique et on n’en connait que trois ou quatre mots (cu qui désigne une colline qui a donné le village Le cuq de l’autre côté de la forêt d’Aulnay au sein duquel s’élève effectivement une belle petite colline, suc qui désigne une montagne, dra qui désigne une rivière). Cha signifie simplement une pierre en préceltique. Ce mot a engendré le mot chail en patois saintongeais qui signifie également une pierre et que l’on retrouve dans certains toponymes. Le chail est le nom d’un hameau entre Cherbonnières et Loiré sur Nie, les chails à côté d’Ecurat et plusieurs Bois du chail entre Ecurat et Port d’Envaux. Prissé la charrière est aussi l’héritière de cette racine ancienne. Charrière a donné ensuite carrière. Il semble également que ce mot a donné les adjectifs chaillau et chaillou (le pas chaillot entre Mons et Mesnac, le chaillot à Sonnac, le bois chaillot à Germignac). A Saint-Martin de Juillers existe La fosse aux chiens. Ce toponyme est curieux, hérité d’une fosse aux loups changée en fosse aux chas puis en fosse aux chiens car les habitants comprenaient mal l’existence d’une fosse aux chats et préféraient une fosse aux chiens. C’est la transformation classique d’un toponyme peu glorieux par un autre plus valorisant, ainsi des Bois l’abbé ont été transformés en Bois l’évêque. Curieusement on trouve un gratte chien à Gourvilette, aboutissement d’un gratte cha. Garne : Cette racine préceltique n’est pas très claire mais semble bien liée aux mégalithes. On la trouve parfois sous la forme carne. Elle semble être à l’origine du nom de la tribu gauloise des Carnutes qui a donné le toponyme Chartres. Elle a donné l’adjectif garnaud que l’on retrouve dans Poursay Garnaud (village près de Saint-Jean d’Angély) et dans le bois garnaud à Saint-Georges de longue pierre dans lequel on trouve effectivement des mégalithes. Il y a un autre bois garnaud à Fenioux. Il existe aussi un bois de la garnaude près de Bernay-Saint-Martin. Quand je cherchais le grand menhir d’Avrillé en Vendée je tournais en rond n’ayant aucune idée de son emplacement quand je suis tombé sur un lieu-dit appelé la garnerie. J’ai immédiatement pensé que j’étais tombé au bon endroit et effectivement le menhir était là juste à côté. Il n’y a donc aucun doute pour lier cette racine garne aux mégalithes. Notons qu’il existe aussi un hameau la garnerie près de Cherves-Richemont. Le mot cairn, désignant un petit amas de pierres, provient certainement de cette racine mégalithique celtisée par les Gaulois. Borne : De nombreux mégalithes ont été assimilés à des bornes. Ainsi de nombreux toponymes la borne sont directement liés à la présence d’un mégalithe. Dans le bois d’Essouvert à Loulay se trouve les trois bornes et en bordure du même bois la borne. Il y a aussi un Fief de la borne près de Matha, un bois de la grande borne aux Nouillers ainsi qu’à Rouillac. Pali : Ce mot semble désigner un menhir. On trouve ainsi le menhir le paly près de Fontainebleau et la commune Trois palis près d’Angoulême. Curieusement il s’agit encore de trois mégalithes peut-être placés pour constituer un triangle de Pythagore ? Près de Fragne un bois se nomme les grands palis, sans aucun doute des menhirs imposants aujourd’hui disparus comme 99% des mégalithes qui devaient être si nombreux si l’on se réfère aux centaines de toponymes qui s’y rapportent.. Roche, roc : Les toponymes avec roche sont nombreux il peut évidemment s’agir parfois de rocher naturel mais aussi d’un mégalithe. Notons toutefois qu’en général les rochers naturels sont l’émergence d’une roche profondément insérée dans le sol et ne disparaissent pas ce qui n’est pas le cas des mégalithes qui ont été presque toujours débités pour construire des bâtiments. A Saint-Pierre de Juillers la mère au roc est un toponyme bien mystérieux. Pierre : Il existe quelques toponymes avec le mot pierre souvent liés à un mégalithe comme la grosse pierre à Réparsac et à Chambon, le bois de la grosse pierre à Beurlay ou la pierre percée à Chadon mais surtout des toponymes Saint-Pierre qui, eux, sont quasiment toujours liés à un mégalithe qui était encore vénéré au moyen-âge (plusieurs conciles ont été consacrés à la lutte contre ces anciennes traditions d’honorer des pierres). Le magnifique menhir de Pincenelle (près d’Aulnay de Saintonge) se situe précisément sur le chemin de Saint-Pierre. Il y a même un Saint-Pierre en plein milieu des champs à Juillac le Coq. Les toponymes pierrefite, pierre levée, pierrefiche etc. sont évidemment liés à un menhir. Clou : Clou semble être aussi un mot pour désigner une pierre levée. Saint-Cloud en est très certainement un bon exemple. On trouve les cloux à Saint-Julien de l’Escap, le grand clou et le petit clou entre Saint-Pierre de Juillers et Courgeon, le clou à Gensac la Pallue, le champ du clou à Flamencherie. Il existe un toponyme avec clône très mystérieux. On trouve à la fois des clône du loup et les trois clônes. Or ces trois clônes me font penser aux trois bornes et à Trois palis. Clône est-il un dérivé de clou ? Peut-être. Bernard : Ce toponyme n’est pas forcément lié aux mégalithes mais je profite de l’occasion pour le signaler car il s’agit d’un adjectif au sens non encore élucidé. Un important dolmen vendéen s’appelle la roche Bernard mais il y a pas mal d’autres toponymes avec cet adjectif (la croix Bernard à Siecq, Chateaubernard, etc.…). En charentais la berne est la bordure d’un chemin et j’avoue ne pas avoir réussi à trouver un lien entre la berne charentaise et Bernard. Il y a un toponyme les bernardes à Verdille. Enfin j’en profite aussi pour rappeler l’adjectif labé (toponyme l’abbé) sur lequel je me penche depuis quelques années et toujours non expliqué (un mégalithe dans le bois de La Villedieu s’appelle la pierre l’abbé). Il y a donc encore des énigmes à élucider dans la recherche sur les toponymes. On constate donc que les toponymes issus de la présence d’un mégalithe sont extrêmement nombreux mais quasiment toujours ignorés. J’espère que ce petit compte rendu vous aura permis d’y voir un peu plus clair. JM Hermans Septembre 2009 Le blog de Jean-Michel Hermans Photos Florence Nalin (La Vallée, Carnac, Locmariaquer) Tags associés : hermans, toponymes, megalithes, etymologie
Samedi 19 Septembre 2009 à 11h41 dans La page d'accueil2 commentaire(s)
Montréal : 1er séjourJour 3 et 4 du circuit D’Ottawa à Montréal la distance n’est pas trop longue ; cependant le contraste est évident entre l’Ontario « anglais » et le Québec « français. On quitte Ottawa, une capitale pimpante, bien léchée, fleurie, puis on arrive dans un chantier de démolition/rénovation de ponts et de bretelles d’autoroutes en plein milieu des vacances des métiers de la construction ! Alors il y a du pain sur la planche jusqu’à la célébration, en 2017, du 375ème anniversaire de la fondation de la ville (1642). Le balcon de l’hôtel de ville devra être prêt à recevoir l’illustre personnage qui prononcera le discours d’ouverture des festivités. (Beaucoup auront une pensée pour le Général De Gaulle qui avait fait vibrer le cœur des Québécois souverainistes en 1967.)
Et pourtant Montréal n’est pas foncièrement souverainiste puisque son drapeau symbolise l’union de quatre nations : les Français, les Anglais, les Ecossais et les Irlandais. Le drapeau ne date que de 1939. Ce ne sont pas les Anglais qui l'ont imposé ! L'origine française se retrouve symboliquement minoritaire alors que Montréal est la deuxième ville francophone en nombre après Paris ! Cependant on retrouve une farce des Anglais avec l’Amiral Nelson et un rappel de la bataille de Trafalgar… (La colonne Nelson de Montréal est bien antérieure à celle de Trafalgar Square à Londres...) En descendant vers le port nous voyons passer des cyclistes : ils faisaient un parcours entre Toronto et Montréal (en passant peut-être aussi par Ottawa). Leur objectif était de lever des fonds contre le sida. Mais d’autres personnes n’étaient pas concernés par les vélos dans ce quartier du port ! Des gourmandises avant de souper dans un restaurant dont la spécialité est le "brisket", viande de bœuf fumée que notre guide nous avait abondamment vantée ! Il est mainenant l'heure de plonger dans les Francofolies de Montréal qui ont acquis une belle notoriété. Atmosphère familiale. Ce n’est pas l’agitation excitée des Francofolies de La Rochelle dont le ton a bien changé depuis leur création. A Montréal le thème est toujours à la chanson française, en plein air ou en salle. En revanche un problème majeur, commun à la plupart des concerts en plein air, est le volume sonore destructeur des oreilles. Heureusement ici ce n'était pas systématique ; et ce n’était rien à côté de Chicoutimi dont nous parlerons plus tard. Oreilles en danger devant une scène, fuite du Caribou et de la Cigogne, chute du volatile et attelle chinoise au bras pendant tout le reste du séjour... On récupère ses bras et ses jambes ; on va dormir et on se retrouve le lendemain matin sur le port. Le lendemain tour de ville en autocar. On emprunte le Pont Jacques Cartier (qui a l’air solide) pour passer sur l'Ile Sainte-Hélène. Vue de l'île, la brasserie Molson (grosse brasserie qui a pignon sur quai). La tour de Radio-Canada, près du port elle aussi. Les gratte-ciel du centre ville derrière la tour de l’horloge du vieux port. Le vieux port n’a rien à voir avec celui de La Rochelle ou de Marseille : ce n’était pas des bateaux de pêche mais des navires marchands qui y venaient avant qu’un nouveau port commercial soit installé en aval de Montréal. C'est en 1967 que l'on a accueilli les premiers porte-conteneurs ; maintenant Montréal est devenu le premier port de porte-conteneurs de l’Atlantique nord. On fait un tour sur l’Ile Sainte-Hélène où se trouve la Biosphère, musée de l'environnement. "Pour mieux comprendre les grands enjeux environnementaux, dont ceux liés à l'eau, à l'air, aux changements climatiques, au développement durable et à la consommation responsable." Cette structure était le pavillon des Etats-Unis pour l'Exposition Universelle de 1967. Après avoir subi bien des dommages elle a maintenant une autre vie.
On retourne en ville pour voir les gratte-ciel d'un peu plus près. (Pas trop haut, les gratte-ciel : il ne faut pas qu'ils dépassent la ligne de hauteur du Mont-Royal, c'est-à-dire 233 mètres au-dessus du niveau de la mer. Devant le McGill College une étrange sculpture de Raymond Mason "Foule Illuminée". Entrevoit-elle l’avenir du monde ? C'était l'endroit pour plonger dans le Montréal souterrain, le RESO. Pour qui aime magasiner, au lieu de prendre l'air... Mais bien utile lorsqu'il neige... Et un p'tit tour à la basilique Notre-Dame pour retrouver le ciel . Il est temps d'aller dîner... ... (= déjeuner pour les Français) dans ce restaurant de la rue Saint-Paul avant de reprendre la route vers Québec ! AlCaribou
Mercredi 16 Septembre 2009 à 15h04 dans La page d'accueilPoster un commentaire
SURVOL DES SEPT ILES EN HYDRAVION Jour 4 du circuit Une aventure que nous n’aurions même pas imaginée nous attend : un vol en hydravion ! Nous quittons Montréal pour nous enfoncer dans la campagne : finis, les gratte-ciel et les grandes avenues, le bruit et le fourmillement de la capitale cosmopolite. Nous avons l’impression de changer de pays pour nous retrouver en pleine brousse. Pour voler en hydravion, il faut d’abord surmonter un certain nombre d’obstacles : 1) Trouver les hydravions, qui sont cachés dans la forêt et pas où vos croyez... ça peut prendre deux à trois heures, car le GPS (Germaine pour les intimes, car elle gère et elle mène) est complètement perdu lui aussi. Nous découvrons donc les cours de fermes et les demi-tours sur les petites routes de campagne. Nous sommes bien loin de l’autoroute. 2) Ne pas regarder de trop près l'état de l'hydravion, qui tient plus de la vieille dedeuche (2CV Citroën) rafistolée avec du scotch et du fil de fer que du Boeing 747. Il est rassurant de constater que les flotteurs sont munis de pagaies. Nous pourrons toujours ramer si nous ne pouvons pas décoller ! 3) Grimper dans l'hydravion en essayant de ne pas tomber à la baille et se glisser dedans et dans la ceinture de sécurité qui ressemble plus à une vieille courroie détendue qu’à la ceinture à enrouleur de nos voitures. 4) S'accrocher comme on peut et ravaler sa salive pour ne pas montrer qu'on a peur quand l'engin se faufile au mieux des voiliers, des skis nautiques et autres jet-ski... Et le pire, c'est que ça vole, ces engins ! Et c’est même génial ! Le caribou est aux anges car il réalise un vieux rêve d’enfant (il a lu Tintin au Congo). Sous nos yeux : de l’eau et des forêts, des lacs et encore des lacs, des îles sur les lacs, et entre les lacs la forêt et encore la forêt. L’hydravion est d’ailleurs le seul moyen de locomotion pour rejoindre certaines îles. Vingt minutes de bonheur… surtout pour le caribou, car la cigogne se tient les côtes depuis sa chute à Montréal. La photographie aérienne est une nouveauté pour nous, et nous nous sentons l’âme d’Arthur Bertrand. Cette aventure n’est pas sans risque toutefois. Les accidents sont fréquents et un appareil s’est d’ailleurs écrasé onze jours après notre passage… là même où nous avons fait notre baptême de l’air, sans dégât humain heureusement. Et puis nous n’allions pas laisser échapper une telle opportunité qui certainement ne se reproduira pas dans notre vie ! Et après les hydravions, nous avons rendez-vous… avec les Indiens ! A suivre… Flonigogne Pour tout savoir sur les hydravions de la Capitale, veuillez cliquer sur le lien suivant :Hydrobase du lac Sept-Iles Tags associés : sept iles, hydravion, saint raymond
Samedi 19 Septembre 2009 à 14h56 dans La page d'accueilPoster un commentaire
ONHOÜA CHETEK8E Jour 4 du circuit Nous avons survécu au survol de la région des Sept-Îles en hydravion et arrivons à Onhoüa Chetek8e, village traditionnel amérindien huron dont le nom signifie « d’hier à aujourd’hui ». Les panneaux sont trilingues, dans le village, (en français, anglais et huron), mais il faut en comprendre l’écriture. La langue huronne ne s’écrit pas et elle a été en effet transcrite en écriture semi-phonétique par les premiers missionnaires catholiques. On trouve, par exemple, le chiffre "8" ("houit") au milieu d’un mot : il se prononce "w" comme dans ouate. Le "q"est une sifflante sourde et représente le "th" grec ou anglais. Il, se prononce de la même façon. Un exemple : le mot «séchoir» s’écrit "ETIE8ATSAqAqA" et se prononce, à peu près : "étiéouatsathatha". Les spécialistes ont trouvé de nombreuses similitudes avec le Chinois. Une affaire à suivre. Wendake est une réserve indienne huronne-wendate, enclavée par la ville de Québec. Sa superficie est d’1,1 km² et traversée par la rivière Saint-Charles, elle était anciennement appelée Village-Huron ou Village-des-Hurons. Wendake est l'une des communautés autochtones du Québec les plus dynamiques économiquement et abrite de nombreuses entreprises florissantes qui emploient les gens de la communauté. Le nom « Wendat » signifie « les habitants de l’île ou de la péninsule », du lieu qu’ils habitaient avant de s’établir dans la région de Québec. Wendake, avec l’ajout d’une syllabe, signifierait « chez les Wendat » ou « pays des Wendat ». Ce sont les Français qui les ont baptisés Hurons de par leur coiffure ressemblant à une hure de sanglier. La première surprise en arrivant à Wendake est de se trouver face à une population de type européen, voire même à la peau claire et aux cheveux blonds ou roux quand on s’attendait à des Indiens de race asiatique. En fait le métissage avec les pionniers européens a été d’emblée favorisé dans le but de peupler plus rapidement les terres nouvellement conquises en manque de femmes dans un premier temps. Ces unions avec les amérindiennes était encouragées pour des raisons multiples. Les hommes privés de leurs compagnes européennes eurent tôt fait de chercher femmes sur place, et les autochtones étaient « libres de leurs corps » (elle choisissait elles-mêmes leur futur compagnon). Par ailleurs, selon la coutume, une fois unies à un homme, elles devenaient en quelque sorte sa « propriété ». Ces unions précoces permirent d’éviter des guerres telles que celles qui opposèrent Européens et Iroquois. Elles furent même légalisées sous forme de contrats ! Les enfants nés de ces unions furent élevés dans la religion catholique ; d’autres furent enlevés dès leur plus jeune âge dans le même but : christianiser la Nouvelle-France et d’établir des relations durables avec les autochtones. Je vous encourage à lire un texte fort intéressant à ce sujet en cliquant sur le lien suivant : Empire et métissage : Indiens et Français dans le pays d'en Haut . Une fois cette surprise passée, nous visitons une reconstitution de village traditionnel, visite un peu trop rapide du fait de notre arrivée tardive, mais qui nous permet toutefois d’avoir un aperçu de la vie d’un village huron. L’annonchia C’est le nom de la maison longue collective, qui abritait plusieurs familles. Le nombre de foyers (utilisés pour la confection des repas) de l’allée centrale (espace communautaire) permet de compter le nombre de familles vivant dans l’annonchia, un foyer servant à deux familles. Cette cohabitation était un moyen de lutter contre le froid en hiver. Sur les côtés, les châlits (sortes de couchettes collectives) sont recouverts de fourrures et de vêtements et bottes en peaux. Sur les poutres et parois de la maison sont accrochés raquettes, canoës (appelés ici canots), traineaux, instruments utilitaires, mais aussi des trophées de chasse et des objets amulettes tels que les capteurs de rêves. Le séchoir et le fumoir : Les hurons faisaient sécher ou fumer leur viande et leur poisson sur des claies, afin de pouvoir les conserver ou les transporter. Les huttes de sudation Il s’agit d’une sorte de hammam. On y fabriquait de la vapeur d’eau en jetant de l’eau et des herbes médicinales sur des pierres chaudes, afin de se laver en hiver quand les lacs et rivières étaient gelés, mais aussi avant de se purifier avant d’entrer dans la hutte sacrée. Il semble que ces huttes soient réservées aux hommes. Les tepees Les tepees servent d’abris lors des migrations estivales : Ils sont de tailles variables, selon qu’ils sont communautaires ou familiaux. Ils sont faits de peaux teintes et plus ou moins décorées, et d’armatures de bois. Là aussi se côtoient objets utilitaires ou vestimentaires et objets amulettes de protection contre les mauvais esprits. La hutte sacrée C’est là que se pratiquent les cérémonies chamaniques. On y trouve des masques, des objets rituels et des photos de grands chefs. Il est interdit d’y faire des photos du fait du caractère sacré du lieu. Une sépulture traditionnelle ou agonsayé Elle est faite de bois et de branchages pour protéger le corps du défunt des animaux. L’inukshuk Il s’agit d’une sculpture traditionnelle et rituelle faite d’amoncellement de cailloux et sensée ressembler à un être humain. C’est d’ailleurs la signification d’inukshuk : « qui ressemble à un homme ». Après cette visite quasi nocturne et trop rapide, le magasin du village nous propose des articles confectionnés au village, l’artisanat étant la principale activité de la réserve. Les indiens vivent sur la réserve et vivent essentiellement d’artisanat, de confection de vêtements et de bijoux. Ils ne sont pas propriétaires de l’espace qui leur est réservé, mais peuvent en disposer librement. Ils y construisent et vivent dans des maisons semblables à celles des autres québécois. Le statut d’indien est actuellement très prisé car il offre de nombreux avantages. Certes les indiens n’ont plus leur terres propres, que les européens leur ont pris, mais ils peuvent librement circuler dans toute l’Amérique du Nord, et sont indemnisés d’un certain nombre de taxes, ce qui fait que leurs moyens financiers sont enviables aux yeux des autres québécois. Il y a même actuellement un marché noir de cartes d’Amérindien ! Le sujet est délicat et je ne m’attarderai donc pas davantage sur la question. La journée se terminera par un repas huron traditionnel (célèbre apéritif « caribou », potage aux herbes, viande séchée, gâteau à l’érable, infusion d’herbes sauvages). Ce soir… Québec ! Flonigogne
Quelques liens pour aller plus loin le mythe du bon sauvage n'est pas un mythe Tags associés : onhoüa chetek8e, village huron, amerindiens, indiens, quebec
Mardi 22 Septembre 2009 à 14h51 dans La page d'accueilPoster un commentaire
QuébecJour 4 et 5 du circuit
Et puis, bien plus tard, en 1608 donc, Samuel Champlain réussira à établir une "abitation" à l'endroit du Québec actuel. ![]() Pour qui ne le sait pas encore – et c’est l’explication la plus communément admise –l’étroitesse du fleuve entre les futurs sites de Québec et de Lévis aurait qualifié l’endroit d’un mot algonquin « kebec » signifiant « là où le fleuve se rétrécit » . (On remarque la concision de la langue algonguine qui n’utilise que 5 lettres – qui n’existaient d’ailleurs pas – là où le français a besoin de 6 mots…)
Le lendemain matin nous avions rendez-vous avec notre guide locale (qui venait d’une province de l’Est, Nouveau Brunswick ou Nouvelle Ecosse). Un tour à pied de la vieille ville pour évoquer Champlain, les premières constructions de maisons en pierre, à la française, puis, plus tard, l’arrivée des Anglais. Les uns et les autres vite fait de mettre leur nom sur leur maison.
Au tout début il fallait construire, pêcher, chasser, troquer avec les Indiens. La traite de la fourrure se signale d’évidence à Québec. Si vous voulez une belle fourrure de loup blanc, cela peut se trouver. Un beau tissage coloré ? Aussi. Si on monte sur l'escarpement sur lequel a été construite la ville de Québec, on peut constater l'étroitesse, toute relative, du fleuve, à cet endroit. On devine la ville de Lévis à droite et l'Ile d'Orléans en face, en aval. On regarde aussi vers l'amont et on voit que, même à l'étroit, il y a beaucoup de place pour que les bateaux se croisent ! La ville de Québec en 1700, gravure anonyme. Si on prend le traversier qui va à Lévis, on comprend mieux, en regardant au-delà du sillage du bateau, pourquoi on a choisi l'emplacement de Québec pour y construire un fort et ensuite une ville. Un bâtiment qui saute aux yeux quand on voit Québec à partir du fleuve est le Château Frontenac, qui doit son nom à un gouverneur de Québec, et qui n'est pas un château mais un hôtel. Le gouverneur Frontenac avait, quant à lui, fait ériger des fortifications pour se protéger des Anglais. à la fin du XVIIe siècle. Les fortifications sont moins visibles que l'hôtel ! Un petit tour dans le hall de l'hôtel pour voir une belle pendule et des boutiques de luxe ; et un bel escalier décoré années 1900... Ensuite nous retrouvons Samuel Champlain sur la place où trône sa statue. Puis nous allons Place Royale, qui a pu être le site du village de Stadaconé dont on parlait au début. Une autre statue ici : celle de Louis XIV. C'est sur la Place Royale que se trouvent les locaux de l'Association Québec-France. Il y avait aussi une exposition de superbes photos pour lesquelles il ne nous restait plus que cinq minutes de temps libre avant notre rendez-vous du déjeuner. A quelques pas de là, place de Paris, nous avons découvert le "cadeau" fait par la ville de Paris à la ville de Québec, lors du premier sommet de la francophonie sur sol canadien en 1987 (donc pour le 379e anniversaire de la fondation de la ville...) et le deuxième sommet en tout. On dirait une "installation", ce genre de mystification à la mode qui consiste à faire passer, par exemple, des carreaux de salle de bains surmontés d'un Rubik's cube pour une œuvre d'art ! On jeter un coup d'œil au Parlement de Québec, dans un style plus classique. Devant le parlement se trouve une des ex-fontaines des allées Tourny à Bordeaux, découverte chez un antiquaire de Saint-Ouen par un homme d'affaires québécois, Peter Simons, récupérée, remise en état et offerte à la ville de Québec pour son 399e anniversaire. Un bon nettoyage de façade pour le 400e et c'est comme neuf ! Avec des sculptures retraçant l'histoire. Wolfe et Montcalm, les chefs ennemis mortellement blessés lors de la bataille des plaines d'Abraham. Une famille amérindienne, du peuple des Abénaquis. Peut-être bien un hommage aux Amérindiens qui ont aidé les Québécois à survivre et à se protéger d'autres Amérindiens ! On est redescendu du Parlement. Les calèches aussi. On arrive à hauteur d'une des plus vieilles maisons de Québec, la maison Jacquet. On rechange de quartier pour quelques regards sur une superbe fresque qui offre un condensé d'histoire ancienne, récente et actuelle : la fresque des Québécois. Qui pouvons-nous reconnaître parmi la quinzaine de personnages qui ont marqué l'histoire du Québec depuis 465 ans ? A découvrir Jacques Cartier, Félix Leclerc, Louis de Buade comte de Frontenac, Louis-Joseph Papineau, Lord Dufferin, Alphonse Desjardins, Marie Guyart, Thaïs Lacoste-Frémont, François-Xavier Garneau, Samuel de Champlain, Louis Jolliet, Jean Talon, François de Laval, Catherine de Longpré, Marie Mallet et Marie Fitzbach. (Vous en reconnaissez au moins trois ?) Qui était Louis Jolliet ? C'était un explorateur canadien (1645-1700) découvreur du Mississipi avec le père Jacques Marquette. (Un barbu à chapeau avec un pistolet !) Nous allons poursuivre notre voyage, non pas vers le Mississipi mais le long du Saint-Laurent en passant sur la rive Sud par un pont auto-routier, parallèle au vieux pont cantilever de Québec. C'est le dernier franchissement du Saint-Laurent par un pont avant l'embouchure, ou plutôt le golfe, tellement c'est vaste ! AlCaribou ![]() Tags associés : quebec, ville de quebec, champlain, saint-laurent
Vendredi 25 Septembre 2009 à 14h38 dans La page d'accueil1 commentaire(s)
Théâtre au Jardin de Pomone : "La Leçon"
Dans le cadre de "Peintres des Villes, Peintres des Champs" le Jardin de Pomone a servi de cadre à une représentation de "La Leçon", une pièce de théâtre d'Eugène Ionesco. Il fallait d'abord trouver le lieu ! Nous avions comme indication Saint-Denis-du-Pin, au nord de Saint-Jean-d'Angély ; mais c'était dans le hameau de La Fayolle, à l'ouest... Bref, une fois arrrivés, nous avons découvert une très jolie propriété, dont le décor naturel a été un atout supplémentaire à l'excellente interprétation des acteurs émanant de la troupe "Comédie de l'Eperon". Les portes, les fenêtres, le feuillage du logis se sont brillamment intégrés à la scénographie ; et les acteurs ont superbement acté !
La petite jeune fille, à gauche, a ardemment envie d'apprendre en vue d'obtenir son "doctorat total". Le bon professeur, à droite, donne des cours particuliers chez lui pour transmettre son savoir et gagner sa vie.
La leçon commence très bien : l'élève a son cartable, ses cahiers ; le professeur a ses livres de référence et sa science accumulée, pensée et mise en forme sur le long terme. Cependant les choses vont se gâter au fur et à mesure de la séance : le maître patient va s'impatienter, tenir des propos qui basculent dans le bizarre et, pour finir, avoir une attitude plutôt agressive, sans qu'il s'en rende vraiment compte !
La bonne, Marie, essaiera de lui faire entendre raison pour éviter la séquence fatale de la philologie. Ah la philologie ! Un morceau de bravoure pour les comédiens et les philologues ! Essayez d'aller voir la pièce sans en lire le raccourci et les exégèses de façon à lui donner le sens que vous sentez. On est ici dans le théâtre de l'absurde, alors il est facile de déraper sur les intentions de l'auteur que l'on peut applaudir ! AlCaribou Un extrait : LE PROFESSEUR - Toute langue, Mademoiselle, sachez-le, souvenez-vous-en jusqu'à l'heure de votre mort...
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Tags associés : theatre, ionesco, comedie de l'eperon, jardin de pomone
Mardi 01 Septembre 2009 à 09h57 dans La page d'accueil1 commentaire(s)
Bonjour Florence, Alain et Cyrille Un petit article sur notre visite à Gaspé en juillet dernier. Carrefour des associations 2009 Québec-France et France-Québec à Gaspé.Les 13, 14 et 15 juillet 2009 des membres de Québec-France Lanaudière participaient au Carrefour des associations à Gaspé pour souligner le 475e anniversaire de la venue de Jacques Cartier dans la baie de Gaspé. Environ 250 personnes étaient présentes dont 43 Français. Des retrouvailles pour certains et de nouvelles connaissances pour d'autres. Pour l'ouverture officielle et la commémoration du 475e de Gaspé, Jacques-Cartier nous recevait au musée pour vin d'honneur. Le mardi 14, au programme divers ateliers ayant pour thème de discussion : « Quelle peut- être la contribution d'un réseau unique Québec-France et France-Québec servant à la revitalisation et au développement de l'économie de nos territoires dans les domaines suivants : Jeunesse, Culture, Francophonie et Immigration française ». Le mercredi, un petit déjeuner des présidents des régions nous était réservé. En après-midi une visite du Parc Forillon nous rappelait des souvenirs de camping de jeunesse.
Une jolie rousse du nord de la France, Anne a partagé notre dîner, après avoir rencontré Jacques Cartier. (Anne, Pierrette et Luc.)
Au petit déjeuner des présidents, Christian Rouvreau, administrateur national pour le Poitou-Charentes, Pierrette Girard, présidente de Québec-France Lanaudière et Claude Perreault, secrétaire national à Québec-France.
À Gaspé le repas au homard oblige Claude, Pierrette et Luc.
Le phare de Cap Des Rosiers, un souvenir des années 1973, en camping avec un nouveau bébé. Suite au Carrefour des associations Québec-France et France-Québec à Gaspé 250 membres ont manifesté leur intérêt à s'engager dans de nouvelles voies de coopération à partir de projets communs en vue de diversifier et de renforcer la relation franco-québécoise. À bientôt
Bonjour Florence, Alain et Cyrille Le 16 mai 1659 Monseigneur François de Laval arrivait à Percé. Pour commémorer ce 350e anniversaire, le Cardinal Marc Ouellet est arrivé par bateau et s’est rendu à l'église de Percé pour célébrer la messe avec la présence de nombreux dignitaires, sans oublier une représentation d'autochtones de la région et de nombreux fidèles. La population de Percé était invitée à un dîner communautaire pour l'occasion. Pour les touristes le rocher Percé et l'île Bonaventure demeurent la grande curiosité, aussi faut-il en profiter.
Le Cardinal Marc Ouellet de Québec.
Une dernière rencontre surprise avec Évelyne, Chantal, Luc, Pierrette et Christian. Vive les rayures du Poitou-Charentes.
Sur l'île Bonaventure, colonie de fous de Bassan.
Quel accueil chaleureux de ce grand foufou. À bientôt Pierrette bisous
Tags associés : pierrette, quebec-france lanaudiere, gaspe
Vendredi 18 Septembre 2009 à 12h54 dans La page d'accueilPoster un commentaire
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